Etant connu pour mon Sarkozysme poussé, ma rencontre avec Dominique de Villepin aurait pu susciter de nombreuses
critiques et sembler contradictoire quand à la guerre qu’il souhaite mener indirectement contre Nicolas Sarkozy, notamment avec son nouveau club politique « Génération Villepin »
qu’il vient de lancer dans l’espoir de devenir président de la république, ce qu’il ne cache pas. C'est un club qui ne s'en donne pas le nom. Celui des proches de Dominique de Villepin.
Début avril, déjà, ils s'étaient donné rendez-vous à l 'Assemblée pour disserter de la France et de l'Otan. Monsieur de Villepin nous a accordé son temps et nous a très généreusement accueilli
lors de sa visite à Marseille jeudi dernier, sous un magnifique soleil. Un homme si grand dont
la prestance est irrévocable et l’intelligence et le savoir son
t la première des vertus.
Ce fut une surprise pour moi que d’apprendre qu’il s’opposait à la reconduite du mandat de José Manuel
Barroso à la tête de la commission Européenne, son désespoir concernant le traité de Lisbonne,
ou encore simplement sur l’ensemble de la construction européenne. «Non, rien ne sera plus jamais comme avant, les nouvelles forces déchaînées détermineront une nouvelle organisation du
monde», prédit-il. Celle de la fin de la crise institutionnelle : «Le traité de Lisbonne ne suffira
pas à donner à l'Europe les moyens de s'affirmer au monde.» Quant aux solutions
actuellement en œuvre, il indique : «C'est vrai
, la présidence française a marqué une étape. Et quand on est en initiative, on peut marquer
des points.» Mais «la simple initiative ne suffit pas. Avec elle, on peut geler une crise, mais pas la résoudre. On peut mobiliser les forces, mais on n'adopte pas de
nouvelles règles.» « José Manuel Barroso a vécu sur une politique qui a été très marquée par la volonté libérale, la concurrence libre et non faussée et qu'elle a été prise beaucoup
de travers par la
crise
économique et financière». «Je crois qu'il y a quelque intérêt à renouveler les hommes, à les rafraîchir et peut-être les utiliser à nouveau», a-t-il expliqué.
Lors de cette rencontre inédite nous lui avons demandé comment allait se faire l’après Sarkozysme. Sa réponse fut d’abord
une question « Mais se représentera t-il ? Ce n’est pas certains ». Il pense qu’après les élections régionales de mars prochain, il n’y aura plus d’échéances, et par conséquent,
Nicolas Sarkozy n’aura plus de légitimité suffisante et officielle. « Si le bilan n’est
pas bon
, il faudra s’attendre au pire, car il aura toujours le dynamisme, mais plus les soutiens ». L’ancien premier ministre nous a également évoqué le sujet de l’Iran et son immense soutien au pays pour que ce dernier retrouve une vraie démocratie. Nous avons également souhaité
connaitre selon lui l’avenir de la jeunesse de France, ainsi que d’autres sujets qui nous semblaient important.
Ce que nous avons retenu, c’est que l’homme qui n’a jamais concouru au suffrage universel, souhaite bien commencer et ceci dés 2010 pour les élections régionales, mais surtout, pour les présidentielles de 2012… Cette rencontre s’est terminée autour d’un verre et de quelques « panisses » qui sont des spécialités marseillaises.
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