Bienvenue sur le blog de Julien Calabro ! Il vous ferra partager ses voyages par ses albums photos et ses reportages vidéos...
Jeudi soir, Matthieu Guillemin, secrétaire national des jeunes populaires de l’UMP est venu spécialement de Paris pour nous rencontrer et discuter avec nous. L’occasion, comme l’avait fait Benjamin Lancar notre président quelques semaines avant lui, de nous donner la nouvelle ligne de campagne à suivre. Beaucoup plus d’actions sur le terrain, sur internet, mais encore de parler autour de soi afin de rassembler un maximum de personnes, notamment pour préparer aussi les échéances futures comme celles du 7 juin prochain avec les élections Européennes, ou encore en mars 2010 avec les élections régionales, si toute fois elles ont bien lieu suite vous le savez à la nouvelle réforme de l’administration territoriale qui viserait à faire disparaître et à transformer certaines régions. Mais je voudrais revenir sur la position divergente entre certains militants face à certains sujets de sociétés qui ont fait polémiques. Notamment sur la réforme du statut des beaux parents dont le mot même en a soulevé plus d’un, se disant avoir perdu l’héritage de De Gaulle, et de la famille.
Etant étudiant en droit, ce sujet m’a spécialement marqué puisque c’est notre cours actuel de droit civil. Le droit de la famille et les valeurs incarnées par celui-ci sont un héritage du passé, d’une culture issu d’une morale religieuse. Ces mœurs doivent cependant évoluer avec le temps. Car l’UMP est certes un parti « Gaulliste, libéral, et conservateur » mais il est aussi un parti du XXIème siècle. Un parti qui se doit donc d’être aussi progressiste. C’est je crois dans ce sens que la politique doit tenir la route. S’agissant de la remise en cause sur les droits des couples homosexuels, il est bien évident que leur donner ce droit d’obtenir des enfants est loin d’être une innovation. Comment même encore aujourd’hui, lorsqu’on connait les difficultés des enfants notamment dans les écoles, peut on admettre qu’ils se dispensent d’un père, ou surtout d’une mère qui a l’instinct maternel que l’homme n’a pas ? Pour le bien être et l’évolution des enfants, il ne peut pas y avoir de possibilité à ces couples qu’ils en obtiennent.
Le mariage, en revanche, lui pourrait avoir lieu dans la seule et unique raison que nul n’a le droit d’empêcher des citoyens qui s’aiment de s’unir. Mais le mariage chez le législateur était là dans le but exclusif de fonder une famille. Bien que le code civil ne précise rien sur ce point, la jurisprudence a considérée comme une évidence que cela impliquait comme une différence de sexe entre les futurs époux. Cette conception est aujourd’hui remise en cause sur le fondement de la convention Européenne des droits de l’homme et des libertés fondamentales, et plus particulièrement sur le fondement de son article 12 qui pose le droit de se marier et de fonder une famille. La cours européenne des droits de l’homme dans une décision du 11 juillet 2002, a reconnu par exemple le droit au mariage d’un transsexuel. C'est-à-dire la possibilité pour une personne d’épouser une personne de même sexe biologique. Et une décision identique a été adoptée par la même cours le 7 janvier 2004. La France avait d’ailleurs était sanctionnée par cette cours qui depuis a donné la possibilité aux transsexuel de changer leur état civil car cela nuisait au respect de leur vie privée.
La France est un pays libre et juste. Elle doit tolérer le bien de chacune et chacun d’entre nous. Elle n’a pas le droit de dispenser des enfants d’avoir un père ou une mère, mais elle ne doit pas non plus empêcher des gens qui s’aiment de s’unir. Je suis donc hostile à cette réforme qui donne cette première possibilité, mais au contraire, je ne verrais aucun inconvénient dans la deuxième solution.
Cette réunion s’est terminée autour d’un verre, puis d’une campagne d’affichage (voir l’article précédent). J’ai pour ma part demandé à Matthieu Guillemin ce qu’ils attendaient au bureau national pour mettre en marche l’UMP campus qui pour l’instant ici à Marseille n’a pas vraiment fait d’action malgré les nombreux événements survenus dans nos facultés.